Finances

Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /2008 08:18

Vendredi 11 avril a eu lieu une séance importante du Conseil Municipal de Versailles, qui a donné lieu au vote du budget et taux communaux d'imposition.
Monversaillesforum y était et vous fait part de ses impressions ..


L'ambiance fût bon enfant et studieuse, et un peu décalée car le budget qui était voté là n'était pas celui de l'équipe en place, qui promet pour l'été une Décision Modificative, dans laquelle elle mettra les inflexions budgétaires qui refléteront sa politique.

Les différents groupe ont joué leur rôle. Silence (normal) de la majorité qui s'exprime par la bouche du Maire, de l'Adjoint aux Finances (Alain Nourissier) ou du rapporteur de la Commission des Finances (Erik Linquier), tandis que les deux groupes d'opposition nous ont offert un débat de qualité, que ce soit du côté de l'URV (Henri de Lesquen et Jean-Noel Audibert) ou de la Gauche (Antoine Casanova et Serge Defrance).

Oui, vous avez bien lu, excellente tenue d'Henry de Lesquen dans les débats, je le souligne ici alors qu'on ne peut guère me suspecter de sympathie cachée.
Moi qui n'avais pas assisté aux précédents Conseils Municipaux, j'ai même du mal à croire ce qu'on m'en a raconté quand je vois comment ce Conseil ci s'est déroulé.
Peut-être un pb HdL-Pinte, peut-être une simple rémission, peut-être une changement notable d'orientation de la part de l'URV, nous verrons bien.

D'abord le vote du compte administratif (exécution des comptes de l'année antérieur), qui fût exécuté en deux temps trois mouvements.
Un peu rapide quand même à mon goût, car il est toujours intéressant de regarder comment un budget s'est exécuté, que ce soit en Mairie ou en Entreprise.
Mais il est vrai que comme les auteurs de ce budget n'étaient plus là, le commentaire et la critique de son exécution aurait été un exercice quelque peu stérile.
Le Conseil s'est donc borné à constater que les comptes étaient ce qu'ils étaient..

Sur le vote du Budget Primitif, la discussion s'est essentiellement limité aux deux postes les plus importants du budget, à savoir les frais de personnel en dépenses et les impôts locaux en recettes.


Frais de Personnel
Ceux-ci sont de 66.6M€ au budget 2008 tel que voté. Ce qui représente une augmentation de 3.6% par rapport à l'exécution du budget 2007, et une augmentation de 9% par rapport au budget primitif 2007 voté l'année dernière.
Au vu de ce dernier chiffre, particulièrement impressionnant, et qui dénote un laissez-faire dérangeant de la précédente équipe, dont j'avais déjà souligné que la gestion n'était pas son fort, Jean-Noel Audibert, au nom de l'URV a demandé une vigoureuse réduction à la baisse de ces frais de personnel, Henry de Lesquen faisant remarquer qu'il y avait de la marge puisque le personnel de la Mairie compte apparemment un contractuel pour 3 fonctionnaires.

Sur les bancs de la gauche on s'est alors vigoureusement élevé contre cette "chasse au fonctionnaire", tandis que le Maire indiquait ensuite que si les frais de personnel ne constituait pas une "variable d'ajustement", ils méritaient néanmoins un examen des plus attentifs, et qu'Alain Nourissier ajoutait que pour leur équipe ils partaient malheureusement du montant des frais de personnel réalisés en 2007, et qu'il faudrait les juger sur cette base et non sur des bases antérieures.
Il ajoutait par ailleurs que dans la hausse de ces frais il y avait un certain nombre de décisions qui ne leur appartenaient pas, que ce soit des décisions prises antérieurement par le Conseil Municîpal, ou des décisions d'indexation prises par l'Etat.

Dont acte.
Il est vrai qu'essayer comme çà de tailler dans les frais de personnel en début de mandat, avec l'inertie de décisions antérieures est périlleux et risque de rester un voeux pieux (avec DM inverse en fin d'exercice..) , au moins sur cet exercice annuel.

Le précédent Conseil n'était pas trop regardant sur l'emploi municipal, et considérait même peut-être que c'était dans son rôle social d'offrir de l'emploi.

Juste pour l'anecdote, quand je suis allé prendre ma carte de parking de résidant dans mon nouveau quartier de Versailles, j'ai été surpris de voir qu'il y avait un fonctionnaire (d'excellente qualité au demeurant, à qui en tant que client mystère j'aurai donné 20/20) dédié à cette tâche dans un petit bureau décentralisé. Et, venant d'un autre quartier, j'étais d'abord allé à une autre antenne de la police municipale, mais là surprise, ils ne vendaient pas la carte de mon nouveau quartier.. Taylorisme quand tu nous tiens !! .. plus sérieusement, je me suis demandé si dans le service de proximité on n'allait là pas un peu loin, et si je n'aurais pas préféré aller en Mairie (ou acheter ma carte par internet) et payer 25% de moins ma carte (par exemple.. ).

Bref, si la philosophie de l'emploi municipal est à l'unisson (HdL a fait remarqué que le passage aux 35h fût très douloureux à Versailles, alors que dans ma précédente Mairie de La Celle Saint-Cloud cela s'est passé quasi sans recrutement, en améliorant l'efficacité et l'organisation des services), il y a certainement du grain çà moudre de ce côté là.

Alors, certes, cela ne doit pas se traduire par une "chasse" au fonctionnaire, et certes aussi il est plus difficile de revenir en arrière que de ne pas avancer en matière de volume d'emploi.

Alors, certes aussi, quand on n'est élu, on est proche de l'équipe des employés municipaux (normal) et on a un peu plus de mal à mettre en oeuvre des plans de réorganisation que lorsque l'on est dans l'opposition !

Mais j'attends de cette équipe, sinon des bouleversements - toujours un peu difficile à mettre en oeuvre - sinon un effort continu et constant en la matière, et, vu la gestion  passée, je leur conseille de se donner comme
objectif une augmentation des frais de personnel (à périmètre constant) qui soit inférieure à l'inflation sur la durée du mandat, en prenant ce budget 2008 comme point de départ.

Alors certes, je sais que cela est ambitieux et demande une certain vertu (et les conseilleurs ne sont pas les payeurs..), mais nos nouveaux élus ne sont-ils pas de valeur, et n'ont-ils pas été élus parce que l'on a pensé qu'ils étaient les plus capables ?



Taux d'imposition
L'autre grand moment du Conseil vu la discussion sur les taux d'imposition et les impôts.
Lors du précédent Conseil, le Maire avait indiqué que le budget avait été présenté avec une progression des taux de +5.8%, et que ne pouvant tout changer d'un coup, il s'orientait vers une augmentation de 2 ou 3%.

Et donc c'est +2%.

Comme les bases locatives (TH & FB) ont été réévaluées de façon forfaitaire de 1.6%, les Versaillais paieront donc des impôts locaux communaux en hausse de 3.6% à la fin de l'année.

Les nouveaux taux sont les suivants :
TH : 11.07%  (vs 10.85 en 2007)
FB : 13.57%  (vs 13.30 en 2007)
TP : 11.61%  (vs 11.38 en 2007)

A noter :
Que les augmentations en volume (qui se rajoutent à l'augmentation des bases en prix) sont modestes, 0.26% pour la TH et 0.22% pour le FB, avec un théorique de 0.69% pour la TP, puisque la valeur de la base de la TP a augmenté de 2.29% (et c'est théorique, car les bases de la TP ne sont pas soumises à indexation forfaitaire, mais évoluent -elles- selon les valeurs réelles déclarées par les entreprises).

Que pour la première fois Versailles n'a pas exercé la possiblité d'augmenter plus vite les taux de la TP, comme cela avait été fait par la précédente équipe, et comme cela avait été intialement prévu dans le budget .. .. je ne vais pas rajouter un blâme de plus au précédent Maire-Adjoint aux Finances, mais il s'est quand même bien moqué de nous au cours de cette campagne.. se souvenir de ses engagements de modération fiscale et de souhait de développer l'activité économique à Versailles..

Alors, ces +2%, trop ou trop peu.. ? ..

Henry de Lesquen a indiqué qu'il aurait préféré qu'il n'y ait pas d'augmentation d'impôt du tout, et que c'est la raison pour laquelle il ne voterait pas le budget, cela se conçoit. Il a rajouté que l'autre raison de ne pas voter le budget est que l'impact de la réduction des frais de stationnement n'y était pas pris en compte, mais là c'est plus anecdotique.

La gauche quant à elle a parlé d'une augmentation de 1% pour les Versaillais et 1.5% pour les entreprises (je crois.. mais ce n'était pas très clair) .. mais à mon sens cela était juste pour avoir une position un peu différente de celle du Maire, car je suis sûr que si ils avaient été élus, vu leur envie de dépense, ils se seraient tenus très proches des +5.8% en indiquant pour excuse que ce budget n'était pas le leur.

Pour ma part, j'ai d'abord été frustré qu'on n'indique pas en séance comment on était arrivé à ces +2%, pourquoi 2, pas 2.5, pas 1% .. ? .. et également frustré qu'on n'indique pas comment on avait équilibré le budget en conséquence.
J'imagine qu'on a baissé l'autofinancement et augmenté l'emprunt, du moins dans les prévisions, mais cela ne fût même pas indiqué. Comme si on pouvait à loisir augmenter ou baisser les taux sans toucher le reste du budget.

Je fus également un peu chagriné que le président de la commission des Finances ne résiste pas à la tentation d'indiquer que les taux votés étaient somme toutes modérés par rapport à ceux des communes comparables, et peiné que cela fût à Henry de Lesquen de rappeler que si on raisonne en impôt payé par habitant on n'était pas en dessous des communes comparables, mais bien au-dessus, ce que je n'ai cessé de rappeler au cours de la campagne électorale, et ce dont le candidat Mazières avait également indiqué.

Par ailleurs, il faut également indiquer que la Dotation Globale de Fonctionnement n'a augmenté que de 1.1%, et ce n'est pas rien, car la DGF est un poste très important du budget (près de 28M€, quand le produit des 4 taxes se montent à 51M€).
Alors j'ai fait le calcul du montant "DGF+4 Taxes", et ai trouvé que ces +2% sur les taux d'imposition conduisait à une augmentation de 2.9% de cette enveloppe.
C'est quand même supérieur à l'inflation, mais c'est inférieur à ces
3.6% d'augmentation du personnel, qui ne pourront pas baisser beaucoup en éxécution sur cet exercice.

Alors à autofinancement constant, on aurait pu mettre peut-être +1.5%, mais guère moins, et avec des effets à obtenir sur les frais de personnel d'ici la fin de l'année. Donc de ce point de vue le +2% n'est pas trop criticable.

Reste quand même que l'on aurait pu choisir symboliquement de ne pas augmenter les impôts du tout, ce qui aurait fait baisser l'autofinancement et augmenter l'emprunt.
Financièrement parlant cela n'aurait peut-être pas été très sain, mais politiquement parlant cela aurait été illustratif de la volonté de rigueur de la gestion de la dépense, et aurait constitué dans les comptes une pression effective pour réduire les frais de fonctionnement sur les exercices ultérieurs.

J'ai peut-être un peu le regret que ce choix ne fût pas fait, et je compte sur l'efficacité de la gestion à venir pour démontrer que l'introduction de cette pression à faire des économies n'était pas nécessaire.

Et je dis cela d'autant plus volontiers qu'après le vote du budget François de Mazières a eu un geste d'économie qui fût salué, et même ovationné,  par l'ensemble du Conseil, et je me joins ici à eux dans cette ovation.

En effet, au moment du vote des indemnités du Maire et des Maire-Adjoints, François de Mazières a indiqué qu'il proposait une modification à la proposition de la délibération qui était sur la table des conseillers, en cela qu'il proposait de renoncer à la majoration de 25% des indemnités à laquelle ont droit les élus d'une ville chef lieu de département. (majoration que s'est votée les majorités précédentes)

Cette proposition fût votée dans les acclamations.

C'est un bel effort de rigueur et un beau symbole. Bravo !

Ces
-25% compensent bien les +2% sur le plan du symbole et de la volonté de marquer une gestion nouvelle (et ce même si les +2% représentent une somme bien plus importante que les -25% ..)

Voilà donc un bon début de mandat sur le plan financier, c'est bien .

La suite  à la DM de juin-juillet ou de septembre..

NB : Une petite demande aux services municipaux qui font les présentations en power point à l'écran, SVP qu'ils essayent de faire des diapos lisibles !! Les fonds colorés foncés sont complètement illisibles de loin, qu'ils veuillent bien changer un peu leur standard et opter pour des fonds plus clairs, la communication n'en sera que plus compréhensible et transparente ..

Par cdk - Publié dans : Finances
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /2008 00:02
Vous avez bien lu, c'est d'ailleurs dans les nouvelles de Versailles de ce matin ...

5.8%  c'est l'augmentation des impôts locaux prévue par Bertrand Devys pour équilibrer le budget de la Ville de Versailles en 2008.

Vous savez, ce fameux budget 2008 pas encore voté au moment des élections.
Les uns disant que c'est par respect pour la future équipe qui sera élue.

Les autres craignant que ce silence de mauvais aloi ne réserve quelque coup fourré..

Hélas ceux-là ont donc eu raison..

L'équipe de François de Mazières a trouvé un budget tout prêt, documents imprimés et tout et tout .. avec ces fameux +5.8% d'augmentation des taux à la clé..

C'est ce qui a été révélé lors du débat d'orientation budgétaire qui a eu lieu jeudi dernier.

Le budget devant être voté avant le 15 avril, difficile de tout refaire.

Du coup l'orientation qui semble être prise est de voter le budget tel quel, et de voter ensuite une décision modificative qui modifiera le budget...

Mais, le problème, c'est que si on peut modifier le budget, une fois les taux votés on ne peut pas revenir dessus..

Alors combien ???

L'idéal serait zéro % (comme au Chesnay) .. mais on comprend que passer de +5.8% à zéro sans trop savoir l'état des lieux est difficile..

Alors FdM a parlé de 2 ou 3% ...

C'est du moins ce que disent les Nouvelles de Versailles..

Résultat des courses vendredi 11 avril à 19h00 en Mairie, avec vote du budget et des taux d'imposition..


En attendant, et sauf à ce que ces informations soient erronées, je me permets d'adresser un BLAME SEVERE à l'encontre de Bertrand Devys, qui a constitué ce budget, et qui a eu le culot incroyable de dire sur son blog qu'il n'augmenterait pas les impôts, alors qu'il savait parfaitement que le budget qu'il venait de faire (documents imprimés et tout et tout) entraînait une forte augmentation des taux d'imposition, je cite sa phrase :

"Je m'engage donc à ne pas faire payer aux Versaillais les éléments de mon projet par une élévation du taux de l'impôt (au-delà de celle du coût de la vie). "

Ainsi que la fin de son post, qui est particulièrement savoureuse quand on connait la suite, je cite :

"C'est la seule réponse que je peux faire aux Versaillais en toute sincérité."

Ben voyons !! .. les Versaillais apprécieront..

On pourra trouver l'intégralité du texte de son blog à la page "débats avec Bertrand Devys", car j'ai eu la précaution de recopier pour conservation la teneur des débats que j'ai eu avec Bertrand Devys sur la fiscalité Versaillaise.

Quand on a ce type de comportement, on peut bien ensuite raconter tout ce qu'on veut, on n'est plus crédible, on n'est plus fiable. Exit.

C'est exactement ce que je disais au début de cette campagne quand, alors que je prenais position en faveur de François de Mazières, je soulignais que je ne voulais plus d'une certaine façon de faire de la politique qui porte en elle le mépris de l'électeur citoyen, et que je retrouvais du côté de MM Pinte et Devys.

Alors, certes, en la ville Royale de Versailles, on peut être tenté d'octroyer la bonne politique au bon peuple, qui sera bien inspiré de croire ses monarques éclairés ou non..

Mais voilà, nous sommes à nouveau en république communale à Versailles, et le 16 mars nous avons repris notre petite bastille de l'Hôtel de Ville !

Puissent nos nouveaux représentants républicains s'en souvenir longtemps !!


Par cdk - Publié dans : Finances
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /2008 23:18
On trouvera dans une page à part l'article qui vient de paraître dans le numéro de mars 2008 de Versailles plus, et où je m'exprime sur la problématique des impôts à Versailles, ainsi que sur celle de la maîtrise des dépenses de fonctionnement. 

Je finirai donc cette partie de campagne par là où pour moi elle a commencé, c'est-à-dire sur un mécontentement vis-à-vis de la politique financière de Versailles, qui m'a d'ailleurs fait lancer ce blog il y a un mois.


Je précise par ailleurs que je me suis adressé au cabinet "Public Evaluation System", évoqué dans l'article et utilisé par Le Point, par un mail du 26 février, dans lequel je m'interroge sur le bien fondé d'un de leurs indicateurs ainsi que sur la baisse incompréhensible des dépenses fixes de fonctionnement reportée par le Point (ainsi d'ailleurs que sur une autre erreur matérielle dans l'article..).

J'ai reçu une réponse de Monsieur Stanislas Boutmy [ s.boutmy@public-evaluation.com ] le 27 février m'indiquant qu'il allait me donner une réponse dans les prochains jours.

A ce jour, le 7 mars au soir, je n'ai pas reçu d'information complémentaire de leur part. 

On peut aller sur leur site en cliquant
ICI 

On y trouvera d'ailleurs, sur la feuille palmares, que Versailles est moyennement cotée, puisque ayant une note entre 10 et 13 (donc "passable"), comme 18 autres grandes villes des Yvelines, alors que 16 villes font mieux dans le département et 4 moins bien.

Ceci dit, comme je ne suis pas forcément d'accord avec leurs critères d'analyse et que je ne comprends pas d'où vient la mention de cette baisse des frais fixes de 12% (erreur du journaliste du Point ou du cabinet ?), je m'abstiendrais d'en tirer des conclusions.

Comme je l'ai dit dans l'artcicle "profession de foi pour les municipales", je note que Bertrand Devys prend aujourd'hui  l'engagement de maîtriser les dépenses de fonctionnement (mieux vaut tard que jamais..) mais pas celui de ne pas augmenter les impôts.

Pour être juste avec Bertrand Devys, je pense que le vrai responsable de la politique financière des ces 7 dernières années fût Etienne Pinte, mais je ne peux m'empêcher de donner à Bertrand Devys une responsabilité spécifique dans cette politique, car il en fût le a minima le mécanicien sinon l'inspirateur, et plus de responsabilité en tout cas qu'à ses autres collègues du conseil municipal, qui n'avaient pas vraiment les moyens de contrôler le bien fondé des décisions relatives aux grands équilibres budgétaires.

Enfin, au-delà de la "coquinerie" de l'augmentation surprise des impôts en début de mandat (un grand classique) qu'on a connu en 2002/2003, je suis peut-être plus inquiet de voir que même en fin de mandat la fiscalité n'a pu être maîtrisée, ce qui ne montre pas une grande culture de la maîtrise des frais de fonctionnement de cette gestion municipale.


On ne peut en tout cas arguer des performances passées pour prédire un avenir vertueux en terme de maîtrise des dépenses et de la fiscalité.
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 23:40
Par rapport au problème de gestion municipale, en particulier relatif à l'évolution de la pression fiscale, qui fût une des raisons premières de ce blog, je vous rappelle :

1/ que j'ai résumé le sujet sur la page "
la fiscalité communale à Versailles" dans les sujets qui fâchent, 

2/ que si il n'y avait qu'un seul article à lire, je vous recommanderais "
Point faible de la gestion financière à Versailles : la maîtrise des dépenses de fonctionnement" .
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 19:08
C'est le commentaire que je me suis fait en regardant le papier mis en ligne sur le site Devys sur la fiscalité.

Je crois en savoir d'ailleurs l'origine, puisque Monsieur Gérard Mezzadri m'a parlé dimanche dernier d'une étude tout à fait semblable qu'il avait faite.. (lui-même tout seul, ni les services financiers de la Mairie, ni l'adjoint aux finances.. ), je l'ai d'ailleurs écrit dans l'article
Ballade au Marché ND , en soulignant que comme nous n'avions pas regardé la même période de temps le dialogue était difficile.

Or c'est là essentiellement que le bât blesse. 
Pourquoi une étude sur 1995/2005 ? 
Pourquoi pas sur 1977/2007, 30 ans c'est mieux ! (1977 : première élection de Bertrand Devys comme conseiller municipal de Versailles..)

Plus sérieusement le mandat municipal est de 6 ans (voire de 7 cette fois-ci) pas de 12. 

L'appréciation du mandat 1995/2001 fût discuté lors des dernières élections, en 2001, à la manière d'un quittus ou d'une approbation des comptes pour une association ou une entreprise. 

Imagine-t-on un président d'association ou de société indiquer à son assemblé générale de membres ou d'actionnaires que le dernier exercice fût mauvais, mais qu'il demande à ce qu'on le juge en fonction de la moyenne de ce mauvais exercice et du meilleur qui a précédé ?

Moi qui travaille dans une grosse société cotée en Bourse, si mon Président allait en AG en disant, "désolé, pas de dividende cette année-ci, mais souvenez-vous du dividende de l'année dernière" , ce serait un massacre instantané sur le cours de l'action.. et mon Président aurait du souci à se faire pour son fauteuil !
 
Et ce d'autant qu'ici les exercices sont de 6 années chacun  !!

Voilà pourquoi malheureusement ce bilan ne sert pas à grand chose, car ce que les électeurs Versaillais jugent aujourd'hui c'est la façon dont l'équipe à qui ils ont confié les clés de la Mairie en 2001 l'a gérée durant le mandat qui vient de s'écouler.

Et donc je ne retire rien au fait que les taux aient augmenté de 24% de 2001 à 2007, que le poids de l'impôt ait augmenté de 35% durant cette période, et que rien de tout cela n'avait été annoncé aux Versaillais au préalable.

Et même d'une certaine façon la stabilité des taux d'imposition durant le mandat 1995/2001 a donné à 
penser aux Versaillais que cela allait continuer dans le mandat suivant.

Ils ont donc voté en 2001 pour une équipe qui avait maintenu une fiscalité raisonnable, à charge pour elle de continuer.

Ce qu'elle n'a pas fait.

Pourquoi ?

Je ne sais pas. Ce n'était pas vraiment la même équipe, c'était le deuxième mandat de Maire d'Etienne Pinte qui s'enhardit ? et qui , contrôlant mieux ses gens, décide d'aller plus loin, de frapper plus fort ?? ..
J'ignore pourquoi, mais la politique a changé.

Et c'est cette politique là qu'il nous est donné aujourd'hui d'apprécier, ainsi que le risque de la voir se répéter dans le mandat à venir.

Je ne vais donc pas me lancer dans une critique des chiffres annoncés, puisqu'ils n'infirment en rien les miens, qui restent parfaitement fondés et qui sont parfaitement vérifiables à partir de sources d'information que tout internaute peut consulter.

D'ailleurs j'aurai sans doute du mal à établir une critique car les chiffres qui permettent d'établir ce bilan ne sont pour moi pas accessibles, non plus que pour le grand public. Et donc je ne peux en vérifier sinon l'exactitude du moins le bien fondé du calcul. 

Je me permettrais quand même une remarque. 
Dans mes études j'ai toujours comparé Versailles aux villes de sa strate de population, c'est d'ailleurs la méthode utilisée par le cabinet sollicité par le Point. 
Or le site de Devys tantôt utilise cette comparaison quand il prend les taux d'imposition, tantôt il en prend une autre quand on calcule le poids de l'impôt par habitant, puisque là d'un seul coup on prend  les villes d'ile de France.
Pourquoi cela ?
Tout simplement parce qu'en prenant les villes de la même strate de population que Versailles, la comparaison devient moins avantageuse.

En effet, je répète ici que la pression fiscale des ménages à Versailles (TH+FB) est de 428€/habitant contre 338€/habitant pour les villes de la même strate.


C'est vérifiable, j'ai cité mes sources, avec des liens internet pleins mes articles, ce qui fait bien défaut au bilan présenté par le site Devys.

J'ajoute enfin que l'article est particulièrement muet sur le sort réservé dans ce mandat aux impôts sur les entreprises, alors que le développement économique est partout chanté.

Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /2008 23:00
Puisque la clownerie est à la mode apparemment, je vais essayer de me mettre à l'unisson !!

Plus sérieusement, sous ce titre accrocheur sensé attirer le lecteur, je glisse un commentaire fort sérieux posté sur le sujet de la gestion financière.

Et si je parle de pinto-calèche, c'est que le commentaire finit sur cette chute, et que cet honorable correspondant m'avait déjà fourni une analyse fort circonstanciée sur la F1. 

Ce débat sur la fiscalité et la gestion financière est relativement technique et peut cacher un débat corollaire sur la "vision économique" que peut avoir un maire.
1- A partir de la "démonstration" que vous faites, je retiens ( et j'ai vérifié) que la pression fiscale par habitant ainsi que les produits de fonctionnement sont effectivement élevés et auraient dû permettre la mise en oeuvre d'une "relance" forte.

2- la gestion "comptable" est nécessaire et importante; à cet égard, les dépenses de personnel sont toujours un poste essentiel à maîtriser ( en général, les 35h ont entraîné environ 4% de charges supplémentaires ); et toute amélioration de performance peut se traduire par un service amélioré ( dans le cas notamment d'un service public)
3 - Mais si tout ceci est nécessaire, cela reste insuffisant. En la matière, je conteste plutôt une gestion simplement comptable de la commune. Une dette me gênerait moyennement si elle correspondait à des investissements significatifs, créateurs de ressources ultérieures.

L'important me semble être :
quel projet est mis en place pour pérenniser le financement de la commune ?
quels investissements sont effectués pour préparer l’avenir ?
quels services sont rendus aux versaillais ?

A cet égard, le bilan aura été une augmentation significative des produits ( dont nos impôts) et un fonctionnement tranquille, « pépère » de la ville avec un seul bon point concernant les logements aidés.
Pas de perspectives à long et moyen terme sauf celle d’une augmentation inéluctable de la fiscalité.
On pourrait conclure en imageant la gestion passée de la façon suivante :
« Sur la piste d’essais pour chars de Satory, nous avons vu le team Pinte-Devys dans une Ferrari qui consommait du super comme une Ferrari, mais qui avançait à l’allure …d’une calèche » ….
commentaire n° : 5 posté par : MM le: 26/02/2008 20:03:13
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 11:52
On commence à connaître à Versailles les raisons de ma révolte "financière" en matière de gestion communale, qui est surtout une révolte fiscale, mais, puisque on m'a posé la question et que c'était un argument de débat hier sur le Marché ND, je voudrais essayer aussi d'apporter des éléments de réponses sur la qualité de la gestion financière, et non plus seulement sur la fiscalité.

En particulier je voudrais commenter l'appréciation qu'a porté sur les comptes de la Ville une agence privée de notation des collectivités locales sollicité par le Point dans son édition du 14 février et qu'on peut consulter en cliquant
ICI. (NB : pour être sur de la conservation de l'accès à cet article, je le mets aussi dans une page spécifique dans ce blog, dans la catégorie divers)

Mais avant, je voudrais rappeler brièvement les raisons de cette "révolte fiscale" :

DE LA FISCALITE


1. Je trouve que l'équipe Pinte-Devys a outrepassé ses droits en mettant en oeuvre dès sa réélection en mars 2001 une politique de très forte augmentation des taux d'imposition, alors qu'il n'en avait été soufflé mot aux électeurs Versaillais dans la campagne électorale
Je rappelle ici les chiffres d'augmentation des taux communaux (TH et FB) : +10% en 2002; +4% en 2003 ; +2.1% en 2004 ; +1.5% en 2005 et +1.2% en 2006 et 2007, auxquels il faut rajouter l'impact de l'augmentation des taux intercommunaux sur la période (+2.4%) dont la municipalité est responsable devant les Versaillais, ce qui amène à une augmentation sur la période de 24%
.
Je précise qu'à ces 24%, qui représentent le prélèvement sur le pouvoir d'achat des Versaillais,  il convient, pour avoir une correspondance avec ce que les Versaillais ont effectivement payé comme impôt, de rajouter l'impact de l'inflation, puisque les bases d'imposition sont réévaluées bon an mal an comme l'inflation, ce qui nous amène sur la période à une augmentation en euros courants de
+35%

2.De plus j'ai été choqué des mauvaises raisons qui ont été avancées pour expliquer cette augmentation de la fiscalité. En gros :
- les impôts augmentent parce que le prix du foncier augmente :
FAUX, car les bases d'imposition augmentent comme l'inflation et non comme le prix de marché des biens immobiliers.(nota : cet argument a été supprimé quand je me suis "insurgé" contre son utilisation, et on m'a dit que c'était une "erreur", mais je reste persuadé que cette "erreur" était bien intentionnelle, et d'ailleurs le type de comportement parfois très "limite" que j'observe dans cette campagne électorale me conforte dans ce point de vue).
- On n'a pas pu faire autrement à cause des 35h, des transferts de charges, de la piscine, etc.. :
FAUX, les communes de la même strate de population que Versailles (50 à 100000 habitants) qui ont eu à faire face aux mêmes 35h et transferts de charge ont augmenté en moyenne leur taux d'imposition sur la période de 5% seulement.
Par ailleurs, dans une commune voisine, La Celle Saint-Cloud, qui est certes d'une taille différente de Versailles mais qui a les mêmes problèmes de ressources en Taxe Professionnelle, l'équipe en place élue en 1998 et 2001 sur une promesse de stabilité fiscale a pu tenir ses engagements (hors un ajustement cadré pour cause d'impact de la loi SRU) et ce malgré les 35h, malgré les transferts de charge, et malgré même une reconstruction de piscine. Mais je reconnais que çà n'a pas été facile !
- De toute façon les taux d'imposition restent modérés à Versailles :
VRAI dans la forme, mais FAUX dans le fond. En effet, comme je l'ai par exemple expliqué dans mon adresse à Monsieur Le Gaffric, les bases d'imposition étant plus chères à Versailles, pour avoir une représentation de la pression fiscale sur les ménages, il faut regarder non les taux mais ce qui est perçu globalement par habitant au titre de la Taxe d'Habitation et du Foncier Bâti. Et de cette façon, malgré des taux d'imposition moins élevés à Versailles, on voit que les Versaillais payent plus d'impôts que la moyenne, puisque à Versailles on paye en 2006 (donnée la plus récente disponible à ce jour) 428€/habitant, contre 333€/habitant dans les communes comparables. 

3. Enfin, troisième raison de ma "polémique", je ne comprends pas, alors que le développement économique semble à l'honneur dans cette campagne électorale, que, dès que ce fût rendu possible (en 2003), on ait augmenté la Taxe Professionnelle moitié plus vite que l'impôt des ménages. Avec une augmentation des taux d'imposition sur 2001/2007 de
29% ! On aurait voulu décourager l'installation des entreprises à Versailles (qui certes ne votent pas) qu'on ne s'y serait pas pris autrement. Et je précise qu'en 2006, seules 13% des communes Françaises on utilisé cette option de "déliaison" de la Taxe Professionnelle. Cette politique fiscale là n'a clairement pas été d'inspiration "libérale", et n'est pas vraiment en ligne avec ce que l'UMP, qui a apporté son soutien à l'équipe sortante, défend au niveau national.

Après  introduction fort longue, mais sans doute nécessaire pour clarifier mes nombreux points de vue exprimés sur la fiscalité, passons à l'examen de la gestion de la ville. 

DE LA GESTION FINANCIERE

Là-dessus je voudrais d'abord prévenir le lecteur que cette analyse est délicate compte tenu des informations qui sont disponibles, qui ne sont pas très détaillées, et que par ailleurs même avec des informations très détaillées (les comptes de la commune) il est souvent nécessaire d'avoir des informations plus précises sur la structure des services de la ville, leur mode de fonctionnement et leur évolution pour pouvoir apporter une appréciation en toute connaissance de cause. 

Je vais donc rester un peu dans les généralités, et corrigerai si on me fournit des éléments d'information complémentaires.

Dans mon analyse je vais donc me fonder sur les données les plus détaillées qui soient avec accès libre sur internet, et auxquelles l'article du point fait d'ailleurs référence. Ce sont des données produites par le Ministère des Finances, auxquelles on peut accéder en cliquant
ICI. (une fois arrivé sur la page Versailles, il faut aller sur les "fiches détaillées".

En terme de référence, pour être homogène avec l'article du Point, je m'intéresserai aux années 2001, point de départ de ce mandat, et 2006, dernière année disponible en terme de statistiques (comparaison avec communes analogues).

DE LA CAPACITE A REMBOURSER LA DETTE

D'abord, en relisant l'article, je suis surpris qu'on y parle favorablement du ratio recettes de fonctionnement / montant de la dette. 

Et ce pour deux raisons :

1. D'une part l'augmentation des recettes n'est pas une preuve de bonne gestion en tant que telle, puisque elle est obtenue dans une ville en augmentant les impôts et les tarifs, et que les "clients" de la ville n'ont pas le choix, à l'inverse de ce qui passe quand une entreprise augmente le prix de vente de ses produits ou services.

2. l'article indique comme une performance le fait que la dette n'ait que peu progressé dans le même temps, de 68.6 M€ en 2001 (776€/habitant) à 69.2M€ en 2006 (783€/habitant), alors que lorsqu' on regarde les communes comparables on voit que celles-ci ont pu baisser de façon considérable leur endettement, même si elles sont parties d'un point plus élevé (1340€/habitane en 2001 et 767€/habitant en 2006). Versailles avait donc de l'avance sur les communes de sa catégorie en 2001, elle est maintenant en retard, ce n'est pas forcément de la bonne gestion. 
Je précise également au lecteur que cette baisse de l'endettement des communes est un phénomène général qui a pu être constaté en France ces dernières années, et qui est dû pour une bonne part à la baisse des taux d'intérêt et les renégociations d'emprunt qui ont pu avoir lieu, ainsi qu'aux facilités de trésorerie auxquelles les communes ont maintenant accès, et qui leur permet maintenant d'avoir une trésorerie minimale au Trésor Public, et donc de réduire d'autant l'emprunt et les charges financières.

Plus généralement je suis très surpris que le cabinet de notation auquel Le Point a fait appel cite ce ratio recettes de fonctionnement vs montant de la dette. En effet ce n'est pas parce que les recettes de fonctionnement sont importantes qu'on va pouvoir rapidement rembourser la dette, ainsi, si les dépenses de fonctionnement, souvent très difficilement compressibles dans une commune, sont également très importantes, l'épargne disponible pour rembourser la dette, (différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement), peut être faible.

Et donc le bon indicateur en la matière est de rapporter l'épargne de la commune (résultat comptable et autofinancement) au volume de la dette.

Et là, force est de constater qu'entre 2001 et 2006 le résultat comptable de fonctionnement de la ville de Versailles est passé de 125 à 118€/habitant, alors qu'il progressait de 123 à 146€/habitant pour les communes comparables. 

Alors certes, ce résultat comptable compte un certain nombre d'opérations "d'ordre", dont en particulier la dotation aux amortissements, qui a néanmoins pour vocation de représenter les sommes nécessaires à la commune pour maintenir ses investissements. En ce sens le résultat comptable va plutôt refléter la capacité à financer de nouvelles opérations. 

Maintenant, si on regarde au sens strict du terme la capacité d'autofinancement, qui comprend la dotation aux amortissements, on observe en revanche une stabilité en euros courants 151€/habitant en 2001 contre 150€/habitant en 2006,
qui reflète néanmoins une baisse en euros constants.

Cette progression en euros courant est toutefois bien modeste quand on la compare à l'explosion des recettes, qui passent de 1004€/habitant en 2001 à 1434€/habitant en 2006. 

Je ne donnerai donc pas un satisfecit en la matière, observant que la très forte augmentation des recettes n'est pas allé de pair avec une augmentation de la capacité d'épargne de la commune ou une réduction de sa dette. En clair les recettes de fonctionnement on d'abord été utilisées pour les dépenses de fonctionnement, avec même une dégradation de la capacité d'épargne de la commune.

DE LA REDUCTION DES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT

Par ailleurs j'ai été très supris de voir que l'article mentionne une réduction en 6 ans de 12% de ses dépenses de fonctionnement fixes. 

J'ai cherché d'où cela pouvait venir, et je n'ai pas trouvé.. 

Qu'on en juge :

1. Le total des charges de fonctionnement ont progressé de 880€/habitant à 1316€/habitant sur la période, ce n'est pas à proprement parler une baisse.. (d'où le fléchissement de la capacité d'épargne indiqué plus haut).

2. Comme ces dépenses comprennent aussi des dépenses d'ordre qui faussent un peu l'analyse, j'ai cherché à voir ce que je pouvais dire sur les "dépenses de fonctionnement fixes". Pour cela j'ai à ma disposition les charges de personnel. Si il y a bien dans une Mairie des charges difficilement compressibles, ce sont bien celles-là. 
Et là, vous pouvez constater avec moi que ces charges ont progressé de 43% sur la période, de 466€/habitant (41.2M€) en 2001 à 666€/habitant (59.0 M€) en 2006. Ce n'est pas à proprement parler une baisse. Alors, je sais que les 35 heures sont passées par là (mais un effort de productivité a souvent été fait à cette occasion ailleurs), et qu'on a parfois des modifications de périmètre, mais à ce point là on ne peut parler de baisses des charges fixes de fonctionnement.
Alors certes, on est aujourd'hui, en terme de charge par habitant, à un niveau comparable aux autres communes, mais ce n'est pas parce qu'on était avant économe que cela justifie d'être ensuite dépensier, et en tout cas cela n'autorise pas à dire qu'on a réduit les dépenses !

VERS UNE CONCLUSION

Enfin, j'attire l'attention du lecteur sur le fait qu'après le gros ajustement des taux d'imposition réalisés en début de mandat, la présente gestion municipale n'a pas été en mesure de bloquer l'évolution des taux d'imposition en fin de mandat, malgré les marges de manoeuvre qu'elle s'était octroyées au début de mandat.

Pour moi cela est typique d'une organisation dans laquelle la pression pour augmenter les dépenses est plus forte que celle qui vise à les maîtriser. On connait tous dans les entreprises les objectifs de progression budgétaire à zéro % en monnaie constante, on en est bien loin ici, puisque chaque année on a augmenté la pression fiscale en augmentant les impôts au-delà de l'inflation.

Ce qui m'amènera à ma conclusion, qui est aussi le titre de cet article, à savoir que la faiblesse de la gestion financière de ce mandat municipal, réside dans sa non-capacité, et probablement dans sa non-volonté, à maîtriser l'évolution des dépenses de fonctionnement.

 



J'ajoute, et je le fais dans un encadré à part car je suis ici plus dans le jugement que dans l'appréciation des chiffres, que cette faiblesse, comme la stratégie que je réprouve en matière fiscale, est à imputer essentiellement au binôme Maire & Maire-Adjoint aux Finances, qui peuvent eux faire appel aux services financiers de la Ville pour analyser les comptes communaux dans leur globalité, sachant que ces comptes sont particulièrement rébarbatifs à examiner.

Les Maire-Adjoints (hors Finances) contrôlent bien les budgets qui sont dans leur délégation, mais en revanche, comme les conseillers municipaux, ils manquent en général d'informations précises pour apprécier les grands équilibres budgétaires et financiers de la Ville, et ils ont plutôt tendance à faire confiance sur ces sujets au Maire et à leur collègue des Finances.

C'est en tout cas ce que je retire de mon expérience personnelle.
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 23:32
En y regardant de plus près, la revalorisation des bases d'imposition (Taxe d'habitation et Foncier Bâti) a été un peu plus faible que 2%, en fait + 9.1% pour être précis sur la période 2001-2007, contre une inflation en moyenne annuelle 2001/2007 (hors tabac) de 10.1%.

Et donc le poids des impôts ménages a augmenté en 6 ans de 35%.

35% retenez ce chiffre, çà fait un peu plus de 5% par an sur les 6 ans.

Ce 35% est constitué en arrondissant :

de 24% de décision d'augmentation des impôts décidée par la municipalité de Versailles
[ dont +2.5% lié à la progression de la fiscalité intercommunale]

de 9% de revalorisation des bases d'imposition, qui suit à peu près l'inflation.

ai corrigé en conséquence mes précédents papiers où je prenais une revalorisation de 2% par an, ce qui conduisait à +39% sur 6 ans et non 35% .. çà change un peu, mais çà fait toujours beaucoup !!

A noter également qu'en 2006 (par exemple) seules 13% des communes Françaises ont choisi d'augmenter la Taxe Professionnelle à un taux accéléré.. (+50% par rapport aux impôts des ménages)

Dont Versailles, évidemment ..  ah .. le développement économique .. une priorité .. !!
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 00:27
J'ai eu ici des mots assez durs sur la politique fiscale menée par le "team" Pinte-Devys durant leur dernier mandat.

Je m'attendais à une attaque en règle de mes arguments, démonstrations appropriées à l'appui, avec le support obligé des services financiers de la Mairie.

Ou bien à une justification du type : " oui on savait qu'on augmentait beaucoup les impôts, mais c'était nécessaire pour Versailles, et si on l'avait dit au préalable aux Versaillais ils n'auraient jamais voulu .. " , qui est certes condamnable, car la démocratie ne fonctionne pas comme çà, mais qui pourrait se plaider, si chiffres à l'appui on montre tout ce qui a pu être fait grâce à cet argent .. 

Et bien, non, silence radio.. 

Et sur blog-devys, quand j'ai remis le couvert sur la fiscalité.. rapidement, plus d'écho.. 

A la fin de la semaine, je considérerai donc que mon argumentation est acceptée.

Ensuite il faudra rendre des comptes.
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /2008 09:09
C'est ce que tente de faire accroire certaine réponse apportée par un bloggueur sur le site de Bertrand Devys à ma petite adresse à Monsieur Jean-Luc le Gaffric (cf. article ci-dessous).

Ce n'est pas ce qu'en pensent les électeurs, sondés par la TNS-Sofres pour le magazine Le Pélerin, qui placent la fiscalité locale au premier rang de leur préoccupation dans cette élection municipale.
http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/090108_municipales_r.htm

Enfin, un vrai sondage pas bidonné par les partisans de tous bords !!

Du côté de Bertrand Devys, on tente de faire croire que je suis un excité des comptes et de la fiscalité, distribuant son venin à tout va. Mais 37% des électeurs, d'après ce sondage, partagent donc mon excitation.. c'est beaucoup.

Comme, malgré mon engagement et ma façon de m'exprimer parfois directe, je tiens à une certaine objectivité ainsi qu'au respect des faits, et que je souhaite continuer de présenter au lecteur tous les arguments en présence, je mets dans une page dans la rubrique "Débats publics", les extraits des débats fiscaux que j'ai actuellement MM Gaffric & Co.
http://www.monversaillesforum.com/pages/Fiscalite__Debat_le_Gaffric-299128.html

Je remercie enfin mes lecteurs de leur curiosité, ils ont fait passer hier ce petit blog perso tout récent au niveau de 82 sur l'échelle "overblog" (sur une échelle de 0 à 100, 100 étant la meilleur note), ce qui veut dire que vous êtes de plus en plus nombreux à venir et à vous intéresser à ce blog.
Par monversaillesforum - Publié dans : Finances
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