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Je ne pensais pas rentrer à nouveau dans la polémique avec l'équipe de Bertrand Devys, dont la tête de liste a montré un certain panache en se retirant comme il l'a fait,
mais la façon dont çà se passe sur le blog Devys m'oblige à remonter au créneau, car c'est de nature à de gâcher complètement le compliment que je faisais sur Bertrand Devys à l'instant.
Voilà les faits :
Après le vote de dimanche, grand silence sur ce blog, .. normal
Et puis annonce, digne, de son retrait par Bertrand Devys. Normal aussi.
Et puis..
Et puis, tiens, notons qu'on n'y fait pas beaucoup écho à la prise de position de Valérie Pécresse pour le rassemblement des forces de droite et du centre autour de François de
Mazières.
Pourtant ce blog nous avaient habitué à divulguer plus promptement les propos et recommandations de Mme la Ministre..
Bon, vu les circonstances, admettons..
Puis ensuite un article paraît sur le dvpt économique (troisième partie), en fait sur les Chantiers, où on développe un argument technique un peu compliqué pour expliquer à la fin que la solution
proposée par FdM pour remplacer les cinémas par des bureaux serait difficilement réalisable.
Ce papier m'avait été annoncé depuis longtemps par l'admnistrateur du blog Devys. Il devait être prêt depuis un certain temps, et préparé comme un petit missile pour l'entre deux tours. Le temps
que l'équipe FdM prépare un contre argument technique, et hop! on était déjà au deuxième tour.
Habile !
Sauf que le premier tour fût tellement la Bérézina, que plus de deuxième tour..
Le blog devys aurait dû ici conserver son missile en magasin, en regrettant peut-être de ne pas l'avoir sorti plus tôt..
Mais non, ils n'ont pas pu s'empêcher de le sortir, et de faire de la mousse autour.
Conclusion, l'équipe Devys fait toujours campagne contre François de Mazières
Vous en doutez ? ...
Alors je mets ici un commentaire posté par l'admnistrateur du blog, qui d'ailleurs précise que quand il signe ainsi ses commentaires il le fait au nom de l'équipe, et qu'il signe de son nom quand
il fait des remarques à titre individuel.
Je n'ai pas d'informations particulières sur le permis de construire et tout a été dit par les
courageux anonymes "Henri" et "JLT". Il y aura toujours des possibilités de recours et de modifications.
Mais je suis en total désaccord sur un point : la campagne n'est pas finie et il n'est pas question pour l'équipe de Bertrand Devys de se taire... au contraire.
Il y a encore beaucoup à dire sur le projet de François de Mazières et sur son équipe et nous le ferons.
Après le second tour, il sera effectivement trop tard.
Nous aurons donc encore le plaisir, sur ce blog, d'avoir des débats houleux avec les courageux anonymes de l'équipe de François de Mazières.
Ecrit par : Administrateur du blog | 12 mars 2008
Voilà, vous avez bien lu. L'équipe Devys continue la polémique avec François de Mazières, et cherche à lui nuire au maximum, c'est assez clairement exprimé.
Fi donc de l'appel de Valérie Pécresse..
Et c'est clairement fait dans l'objectif du 2nd tour ' ("après ils sera trop tard")
Alors, vous me direz, mais ils ont bien le droit de défendre leur point de vue après tout ?? ...
Oui mais ...
Quel est l'objectif ????
Clairement l'objectif recherché est un impact dans les résultats du scrutin du 2nd tour.
Clairement ce type de débat aurait été particulièrement normal si ils avaient été toujours en lice.
Mais il ne le sont plus.
Et donc leur objectif est d'enlever à FdM le plus possible de voix.
Et où iront ces voix ???
A la liste PS ...?
J'en doute de la part d'une liste de droite de l'UMP.
Non, ces voix iront à l'extrémiste de Lesquen.
C'est extrêmement clair.
Dans un autre post l'administrateur du blog a beau jurer le contraire, les actions qu'il mène conduisent objectivement à ce résultat.
Cà commence à bien faire les coups tordus, les coups biaisés, les chausses-trappes en tout genre..
C'est exactement pour ces raisons là que les Versaillais ont voté pour un autre style.
Il ne faudra donc pas dire que les sympathisants de l'équipe devys auront contribué à l'élection de François de Mazières, c'est faux, celui-ci ne devra son élection qu'à lui seul, son équipe, et
les Versaillais qui l'auront compris.
NDLR : j'ai supprimé ici un passage polémique suite à la demande d'apaisement des membres de la liste FdM qui m'avait transmis l'info. Je salue au passage leur souci de
réconciliation, puisse la paix des braves intervenir un jour prochain dans la droite et le centre à Versailles. Et puissions-nous ne pas nous tromper d'adversaire
!!
Faire des calculs Fillon + Pinte + Devys, donc Sarko + Mazières ? hum, désolé, ça me paraît du calcul bien peu intéressant pour l'électeur versaillais et bien éloigné des préoccupations immédiates. Et je ne vois aucune, mais vraiment aucune similitude entre ces derniers (vie privée, bling-bling, culture, familiarités, éclats, mode de pensée, façon de traiter les collaborateurs, la formation ; quant aux épouses... c'est faire offense à la classe de Christine !)
Cette politique-fiction évitera-t-elle une petite et enfin humble introspection sur les raisons du désavoeu infligé par les Versaillais ? Bien sûr, les électeurs "manquent de discernement" (lu sur un blog), sont "à vomir" (lu aussi) mais... je ne peux m'empêcher de voir, moi aussi, quelques autres causes.
Certes, le retrait de Bertrand Devys est très digne, saluons-le ; d'autres ont fait de même en leur temps. Mais même si Barre en 88 et Balladur en 95 ont bien dû penser "Chirac m'a tuer", ils inspirèrent d'autant plus de respect qu'ils appelèrent à voter pour le vainqueur. Le fait que B Devys se retire sans appeler à voter pour son adversaire est de bonne guerre, mais assez révélateur de ce qui s'est passé pendant la campagne.
Je tiens plutôt à saluer l'élégance de celles et ceux qui sont restés à l'Hôtel de Ville dimanche soir. Même s'ils devaient grincer des dents, être légitimement tristes et désorientés, la dignité de Madame Pinte en particulier, de Madame Fontaine, de Louis de Raguenel, mais d'autres aussi que je ne connaissais pas personnellement, les honore et force le respect. Et je le leur ai dit. Aurais-je eu ce courage à leur place quand j'avais 18 ans ?
Mais ce sont aussi, outre les arguments avancés par tant d'autres, les invectives, noms d'oiseaux, attaques personnelles, les dénis de démocratie, comme d'enlever des journaux de leurs présentoirs la veille du premier tour, le fait de traiter un candidat de "saltimbanque" (qui a dit ça, déjà ?), même les délires litaniques, le grand écart idéologique du pseudo "Jeanne Doux"-Stéphane Fillette, prêt à voter pour HdL, les "cocus", "les maziéristes sont à leur réunion, on respire", "puisqu'il suffit de petits ballons...", "les deux démagos de droite", "si les révolutionnaires avaient fini leur boulot en 1793"... tout ce mépris vis-à-vis du candidat mais aussi de son électorat a sans doute discrédité leur équipe plus qu'il ne l'a servie. Les persifflages de plusieurs futurs adjoints de Bertrand Devys sur leurs propres colistiers, dimanche pendant la journée électorale, n'augurait rien de bon et laissait imaginer l'atmosphère entre ceux à qui la victoire était pourtant promise.
L'équipe de François de Mazières n'est pas un "ramassis de marionnettes" ou "d'intermittents du spectacle", n'est pas davantage un "club de fascistes" et encore moins un "groupuscule trotzko-crypto-communiste" (je cite des bloggeurs ou propos entendus sur les marchés). Il est composé de personnalités riches de leurs différences, désireuses de travailler ensemble pour aider les Versaillais de toutes sensibilités, origines, quartiers, cultures, religions, conditions. Certains apportent leur expérience administrative, d'autres leur compétence professionnelle...
Nous ne demandons pas aux déçus de faire allégeance, encore moins d'accorder un blanc-seing à FdM. Ne soyons pas naïfs, il y aura sûrement des déceptions. L'équipe ne pourra pas tout mettre en oeuvre ; quant il faudra faire des choix budgétaires, certains grogneront sans doute, car ceux qui tiendront les cordons de la bourse ne sont pas connus pour être des comiques troupiers. Et si les entreprises ne viennent pas...
Autre exemple, Versailles ne deviendra pas propre du jour au lendemain, les services municipaux ont beau être dévoués, tant que les Versaillais laisseront leurs chiens courir librement après le film du soir, sortiront leurs poubelles à trois heures de l'après-midi, qu'ils se comporteront de façon aussi incivique... On ne pourra pas davantage construire ni rénover les HLM du jour au lendemain. On ne pourra accueillir tous les enfants handicapés dans l'école voisine du domicile familial tant que des parents d'élèves feront des pétitions contre cet accueil, on ne pourra mettre en place le soutien scolaire à Moser ou Jussieu s'il n'y a pas de bénévoles, jeunes retraités ou étudiants. Avoir signé le permis-de-construire pour la ZAC des Chantiers (pas joli, joli, une fois encore !) contraindra la nouvelle équipe à déposer des recours, cela reportera le projet tout entier ; les pistes cyclables dignes de ce nom sont indispensables, mais si les Versaillais se garent toujours autant en double-file ou roulent comme des Fangio...
Les déçus seraient en droit de dire : "hey, soyez vigilants, les handicapés sont une question fondamentale". Tout le monde entendrait leur appel. Ou: "les logements sociaux doivent continuer à être construits et entretenus, la politique d'Etienne Pinte était admirable, là, nous vous attendons au tournant". OK. Hier soir, une mise en garde solennelle a été adressée à FdM : à Jussieu, Moser, aux Petits Bois, les attentes sont fortes, ne les décevez pas, sinon, ça explosera. FdM n'a pas pu ne pas entendre cette mise en garde. Et ses colistiers - également.
Mais je trouve triste (et pas très digne) que ces Versaillais, déçus, attaquent l'équipe avant même qu'elle ait pu commencer.
Quand Aurore Bergé, colistière de Bertrand Devys, écrit sur son blog que FdM ne se soucierait pas, ou pas assez, des handicapés, elle montre qu'elle connait bien mal plusieurs des colistiers et futurs adjoints. Ce n'est pas seulement un sujet qui leur tient à coeur, c'est leur vie quotidienne, personnelle, familiale, un choix de vie qui les engage eux-mêmes, et avec eux, leur famille toute entière. Seulement, ils sont pudiques et discrets, n'en font pas étalage public. Et les questions du handicap, de la dépendance ont été abordées à chaque réunion, sans pathos, sans attermoiement ni larmoiement, mais avec détermination.
Même si la déception est d'autant plus compréhensible que le désavoeu des électeurs était inattendu, cinglant et ressemble beaucoup à un "désamour", les colistiers de B Devys et autres déçus sortiraient grandis en convenant que les valeurs humanistes et démocratiques prévalent, non ?
Bien cordialement à tous
Rafael Torpedo