Mardi 19 février 2008
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14:47
Je pensais que cette affaire entre Etienne Pinte / Christine Albanel / François de Mazières était close.
Mais comme la grande presse en reparle, il va falloir aller jusqu'au bout de la clarification, plus vis-à-vis du grand public que du microcosme politique Versaillais, qui sait très
bien à quoi s'en tenir depuis dimanche dernier.
Alors, voilà, Le Figaro d'aujourd'hui, en dernière page (qui est très lue), dans les "Confidentiel du Figaro" publie un article intitulé "Vent de dissidence à Versailles aussi".
voici le lien vers l'article :
ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/71/38/43/Figaro_190208_40.pdf
Comme le pdf n'est peut-être pas facilement lisible par tous sur tous les écrans, je le recopie intégralement., en mettant en bleu ce qui intéresse ce courrier, mais le reste
est à lire aussi ..
François de mazières (notre photo), conseiller municipal de Versailles chargé de la culture, conduit une liste qui concurrence dans les sondages locaux celle conduite par Bertrand
Devys, et soutenue par l'ancien maire Etienne Pinte. Celui-ci ne se représente pas, mais sa fille, Delphine Bonjour, présente sur la liste Devys, y joue un rôle actif : elle est intervenue
notamment dans sa composition. Pinte vient d'envoyer un courrier au ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, où il feint de "s'étonner" de la
candidature de Mazières, actuellement président de la Cité de l'architecture et du patrimoine. Le ministre - qui présida l'établissement public du château de Versailles - a répondu qu'il ne
prendrait aucune sanction contre celui qui fut conseiller culturel de Raffarin à Matignon.
Alors voilà, ce qui s'est passé est que Etienne Pinte a effectivement envoyé un courrier à Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication, mais, dans ce courrier, il n'a
pas demandé (explicitement) la licenciement de François de Mazières.
Et quand Le Capital.fr a relayé cette information vendredi dernier, ils sont allés trop loin dans l'interprétation de ce courrier.
A juste titre Etienne Pinte a donc pu publier un démenti indiquant qu'il n'avait jamais demandé ce licenciement.
cf; : http://www.monversaillesforum.com/article-16726629.html
A la suite de quoi le Ministre a ainsi pu indiquer qu'elle n'avait jamais reçu de "demande de démission"
cf.
http://www.monversaillesforum.com/article-16789377.html
Mais en revanche, ce qui est vrai est qu'un courrier a bien été envoyé, et qu'Etienne Pinte s'y "étonne" qu'un président d'Etablissement Public puisse être candidat aux municipales
contre une liste officiellement soutenue par l'UMP, parti du gouvernement.
Comment puis-je en être sûr ?
D'une part parce que cette information est reprise par un grand organe de presse reconnu, Le Figaro, et mis en évidence dans sa quatrième de couverture qui est la page la plus lue après la
"Une".
Et puis ensuite parce que cette information, dans cette forme là, a été donnée par François de Mazières lui-même, de façon très franche et très directe, et ce devant 150 de ses supporters
qu'il avait rassemblés autour de lui dimanche après-midi dans un cadre convivial, comme il le fait assez souvent.
Il a d'ailleurs rajouté, et je ne pense pas le trahir en transcrivant ainsi ses propos, que, si l'expression d'Etienne Pinte était "anodine", compte tenu des pratiques de la Haute Fonction Publique
ce courrier ne l'était pas et aurait pu lui nuir gravement, et on peut penser que telle était l'intention de son auteur.
Mais, compte tenu des bonnes relations de François de Mazières avec le Ministre, et des relations de moins bonne qualité entre Etienne Pinte et Madame Albanel ( se
souvenir du jugement assez lapidaire d'Etienne Pinte sur l'opinion de la Ministre à propos de la F1 à Versailles http://fr.f1-live.com/f1/fr/infos/actualites/detail/080205105135.shtml, et des
relations difficiles qu'il entretient avec le Château de Versailles) en fait cette lettre est restée sans effet, sinon la polémique qui s'installe aujourd'hui.
Si le lecteur doute néanmoins que cette lettre ait pu vouloir nuire à Monsieur François de Mazières, qu'il lise attentivement la fin de l'article du Figaro où il est écrit que
" Le ministre a répondu qu'il ne prendrait aucune sanction contre celui qui fut conseiller culturel de Raffarin à
Matignon".
Quand on répond, c'est en général à une question ... cqfd
Voilà, maintenant je ne vais pas faire la morale à Etienne Pinte, je ne tire pas sur l'ambulance, et je ne vais pas non plus répliquer à ceux qui sur le blog de Bertrand Devys se gaussaient de
cette position que j'exprimais déjà dimanche, ou qui se drapaient dans une vertueuse indignation.
Les faits je pense se suffisent à eux-mêmes, les Versaillais apprécieront.
Et, comme je l'indiquais à la fin de mon article d'hier sur le démenti de Madame Albanel sur l'article de Capital.fr tel qu'il était formulé :
"A tous d'en tirer les
enseignements utiles."
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