Vendredi 29 février 2008
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En parcourant le blog d'Aurore Bergé, je me suis rendu compte que j'avais manqué deux bons articles sur l'élection Versaillaise qui sont parus dans le Libération du 19 février.
Je ne lis plus trop la pressse quotidienne, pas le temps, et au bureau c'est l'autère "les Echos", mais en train ou en avion, je prends Libé avant Le Figaro, eh oui.. trop prévisible Le Figaro,
avant d'ouvrir ce journal je sais ce qu'on va y dire, trop "conformiste", et trop conservateur pour moi..
Alors, avant Libé, il y a quand même le Monde, bien sûr... (et un journal satirique le Mercredi !)
Bref, Aurore Bergé s'étonnait que ces articles n'aient pas figuré dans la presse "mazériste" .. c'est chose faite à présent, et je conseille au lecteur de cliquer ICI, pour aller sur la page où j'ai mis ces deux articles.
Je vais plutôt discourir sur le premier article "une droite, deux styles", mais je recommande également le second, et ce même si il est rédigé par une colistière de Bertrand Devys, car le talent
est partout.
C'est vrai que j'ai parfois été surpris de certains messages (hors de ce blog) qui encourageaient à voter pour Bertrand Devys pour soutenir l'action du gouvernement..
De ce côté là en effet, sur l'échiquer politique national, les deux listes Devys et Mazières se valent bien. Les deux têtes de listes sont en tout cas issus du "Centrisme".
De ce point de vue là, on va refermer la parenthèse RPR d'Etienne Pinte, encore que, encore que .. Etienne Pinte serait peut-être plutôt un homme de gauche qui aurait fait sa carrière politique à
droite ..
D'ailleurs, durant ce dernier mandat en tout cas, il a clairement conduit une politique municipale "de gauche", avec augmentation des impôts (plus forte redistribution), essentiellement en frais
de fonctionnement, et accroissement de la pression fiscale sur les entreprises. Une orientation que n'aurait pas boudé notre premier et illustre gouvernement Mauroy..
Mais voilà, dans une ville de droite, mais de droite catho, où la préoccupation de l'autre est forte (c'est bien) une telle politique "sociale" peut passer, pour autant qu'elle se fasse sous les
couleurs de la droite ..
Enfin, il y a peut-être des limites.
Je ne connais pas Etienne Pinte personnellement (je l'ai juste trouvé une fois un peu ..hautain dans une petite intervention qu'il faisait à la Celle St-Cloud, çà m'avait alors un
peu déçu, je m'attendais à autre chose..), j'aurais donc mauvaise grâce à le critiquer. De plus, les louanges étant fort nombreuses, la critique est malaisée, et le critique peut vite
passer pour un malapris.
Pour autant je me méfie aussi de l'unisson de ceux qui tressent des lauriers au grand capitaine, les flatteurs sont facilement légion, et rares sont ceux qui vont prendre le risque de déplaire ou
d'être à contre courant. (là-dessus il faut reconnaître à François de Mazières un vrai courage)
Mais .. voilà, arrivant tardivement en ce monde Versaillais, je suis plutôt très défavorablement impressionné par l'attitude dont ce grand homme a fait preuve vis-à-vis de la
candidature de François de Mazières, qui certes est pour lui déplaisante, mais il a malheureusement adopté là le comportement standard du politicien standard tirant toutes les ficelles possibles,
grosses ou petites, pour faire trébucher son adversaire. Il n'a rien négligé, et le médiocre ne l'a pas rebuté, c'est plutôt décevant, et par rapport aux louanges que d'aucuns
rapportent je trouve cela dérangeant.
Je suis également plutôt très défavorablement impressionné par la façon dont fonctionnait ce Conseil Municipal, avec des commissions où l'unanimisme était requis (mais où
débattait-on ?) et une absence de discussion au sein du groupe majoritaire (1/2h de discussion rapide avant le conseil municipal m'a-t-on rapporté, ce qui est proprement stupéfiant).
La présence du perturbateur Lesquen ne pouvait quand même pas tout expliquer .. cet homme là n'a quand même pas le don d'ubiquité !!
Et donc, voilà, avec ce que j'en connais je ne succombe pas au charme du "grand homme", et suis plutôt critique à son égard, désolé de n'être pas politiquement
correct ..
Je crois ainsi que la façon dont le sujet F1 a été amené a provoqué en fait l'explosion qu'on connaît aujourd'hui, ce fût la (grosse) goutte d'eau et la (grosse) bêtise qui a fait déborder
le vase municipal à Versailles..
Quant à la façon dont il a manoeuvré sur la fiscalité, je n'y reviens pas, mais il est le premier responsable de cette tromperie de l'électeur, ce qui est une faute grave, même si en étant gentil
je veux bien imaginer qu'il ait fait çà pour le bien public, estimant que l'électeur moyen versaillais de droite n'aurait jamais accepté ces hausses d'impôt qui sont pourtant faites pour son bien
.. (çà c'est l'explication sympa, quand je regarde les manoeuvres politiciennes de cette fin de mandat, j'en aurais de moins aimables à proposer .. mais passons, j'ai déjà écrit mon lot de
critiques .. ).
Alors Bertrand Devys reprend-t-il le flambeau d'Etienne Pinte sur tous ces sujets.. pas sûr ..
Mais pour autant force est de constater que c'est lui "l'héritier" .. quelle fût donc la force du parrain sur la constitution de la liste ? .. mystère, on murmure seulement que sa fille
y fût active. Mais de là à ce qu'elle constitue la liste à elle toute seule, il y a un pas à ne pas franchir !
Alors, c'est quoi la différence "politique" entre Devys et de Mazières ?
Deux styles sans doute, comme le dit Libération.(lire l'article !)
Sans doute plus économique du côté de Mazières. Moi-même en tant que petite fourmi de la Défense contribuant à la performance de la grande machine entrepreno-économico-libéralo-efficace je me
retrouve plus chez de Mazières que chez Devys..
Car il y a chez de Mazières une vraie obsession du développement économique, ses adversaires ne s'en rendent pas assez compte.
Et il y a aussi chez lui une autre vraie obsession, ne pas promettre trop, et parler juste, sans partir dans des envolées politiquement efficaces qui font vibrer les sympathisants et les
militants, mais qui s'écartent notablement de la vérité, comme j'ai pu le constater en écoutant Bertrand Devys (j'ai en tête les 13M€ de la place de l'Europe, le tout HLM de Satory, ou
encore les cinémas en sous-sol aux Chantiers, et j'ai aussi malheureusement en tête la grande synergie de la F1 avec Moveo à laquelle s'est laissée aller par Madame Pécresse).
Et çà, le parler efficace et juste, çà plait à ceux qui passent leur temps à se battre en entreprise dans des contextes où l'on requiert l'efficacité et la juste analyse, et où il ne s'agit pas
en général d'enthousiasmer de larges auditoires, mais de convaincre des cercles restreints de professionnels attentifs.
Etrangement d'ailleurs cet homme là, de Mazières, est pour autant capable d'enthousiasmer son auditoire et de faire passer sa vision, mais sans "surpromettre" et sans s'éloigner de la vérité.
Simplement il sait faire aussi rêver, alors que son concurrent, qui sait faire vibrer en flattant l'auditoire, ne sait pas lui faire rêver..
Deux styles en fait.
Un style plus politique classique, et j'ose dire quand même plus politicien classique du côté de chez Devys (longue, très longue carrière politique déjà), et un côté plus société civile du côté
de chez de Mazières (c'est du moins mon ressenti), même si paradoxalement le haut fonctionnaire ancien de la préfectorale c'est lui !
Ceci étant posé, je vais quand même reconnaître ici que j'ai peut-être écouté trop l'un (Mazières) et pas assez l'autre (Devys), et que donc mon jugement est peut-être tronqué..
..possible..
..mais la faute en est à cette augmentation de la fiscalité qui m'agace, de ces cinémas que je voudrais garder en centre ville et de cette F1 qui m'interloque..
On est là loin des styles et des sensibilités, mais c'est ce qui m'a fait basculer vers l'un et non vers l'autre..
Et ces éléments là pèseront sans doute leur poids dans le scrutin à venir, et ce d'autant que les Versaillais non versés dans la politique locale auront peut-être du mal à appréhender les
autres différences.
1/ Il est probable qu'une grande entreprise qui finance la rénovation d'un immeuble classé bénéficie d'aménagements fiscaux (mécénat, fondation...). La solution se trouve et c'est aussi bon pour l'image que de mettre son nom sur la voile d'un bâteau.
2/ Associer le siège d'une grande entreprise, qui, idéalement occuperait une partie seulement des locaux, et des start-up, aurait un impact fort pour l'implantation d'entreprises.
3/ Les jeunes entreprises cherchent des locaux et surtout, une concentration d'entreprises en un même lieu : c'est la proximité qui crée les synergies, la stimulation (voir incubateurs, ...).
4/ Les différents services du CG n'y gagneraient rien : c'est cloisonné et le service développement économique n'a aucune relation avec le service social. Qu'ils soient dans des locaux différents ne gêne pas, ça ne change rien. C'est pareil pour la CCI.
Nous faire miroiter que ça nous coûtera moins si c'est le CG ou la CCI pour la poste, c'est nous prendre pour des simplets : c'est nous qui payons des emplois NON PRODUCTIFS d'une part et sans taxe pro d'autre part. On a tout ce qu'il faut à Versailles, merci !
5/ Si on veut donner à Versailles une image neuve pour attirer les starts up il faut couper radicalement avec l'image administrative. Donc favoriser TOUJOURS l'implantation d'entreprises. Je vote sans hésiter pour le projet FDM.