Dans un tract diffusé dimanche 2 mars à Versailles par l’URV sur le marché Notre-Dame, Henry de Lesquen m’attaque personnellement affirmant
que « Versailles Plus, qui a été créé dans un but purement électoraliste est une feuille de propagande mazièriste » ou encore que je « parais être à l’origine de [la]
candidature [de François de Mazières] ».
Plus loin, M. de Lesquen affirme encore que je serais son « directeur de campagne », et que je voudrais ainsi m’attirer « la bienveillance de
la mairie » (sic).
Sur le premier point, les lecteurs de Versailles + sont évidemment les meilleurs juges : si nos articles vous décevaient, nous en serions les
premiers désolés. Mais le sentiment généralement partagé sur Versailles + est tout autre, et vos témoignages de sympathie nous encouragent tous les mois.
De même, une feuille de propagande pour un candidat n'aurait a priori pas publié une double page sur les municipales, dans laquelle tous les candidats déclarés
étaient présentés PAR EUX MËMES, par des textes rédigés par eux mêmes ou leurs équipes. La "feuille de propagande" accueillait ainsi une demie page de Henry de Lesquen, avec sa photo.
Rien, aucune loi, ne m'y obligeait, simplement le souhait de participer utilement et objectivement au débat démocratique en permettant aux candidats de proposer leur projet de
manière identique.
Par ailleurs, lorsque M. de Lesquen m’a téléphoné à trois reprises fin décembre pour m’inviter à déjeuner, invitation confirmée par mail, il
n’invitait pas a priori le responsable d’une « feuille de propagande maziériste » !
Ayant accepté par politesse plus que par plaisir, j’ai déjeuné à son domicile en présence de son épouse, excellente cuisinière, et de l’un de
ses fils, le 8 janvier à 13h00.
Au cours de ce déjeuner, après m’avoir dit les pires horreurs sur la moitié de la ville, Henry de Lesquen m’a expressément proposé de le
rejoindre sur sa liste comme « adjoint » dans ces termes très précis : « vous êtes un excellent communicant et moi un excellent politicien, nous allons conquérir la
ville ensemble».
Il m’a ensuité proposé de venir « parler de votre journal sur ma radio, Courtoisie, et vous parlerez de moi dans Versailles + »
Cette offre, je l’ai poliment refusée. Henry de Lesquen se venge donc dans son tract parce que j’ai osé résister à sa volonté, à son « bon
plaisir ».
Sur le second point, je suis flatté que M. de Lesquen m’attribue le pouvoir de susciter les candidatures à Versailles ! Que ne l’ai-je
dissuadé aussi de se présenter...
Quant à penser que je cherche ainsi à m’attirer « la bienveillance de la mairie » (re-sic), cela veut dire qu’il voit François de Mazières
élu haut la main. Cela se saurait... Que ne l’ai-je soutenu, lui !
Un peu de bon sens : si mon choix, qui est tout de même un droit constitutionnel, tout comme celui de le dire autour de moi conformément aux articles 10 et 11 de
la déclaration des droits de l'homme, avait été motivé par un intérêt personnel, pour assurer l'avenir de mes projets entreprenariaux, le bon sens m'aurait poussé dans les bras de la liste
investie par l'UMP et adoubée par le maire sortant, celle qui a mécaniquement les meilleures chances de l'emporter.
Il est beaucoup plus grave en revanche de dire que je suis son directeur de campagne. C’est faux. Et encore plus grave de me qualifier «
d’homme d’affaires équivoque » : cela fera l’objet de deux plaintes en diffamation.
À bientôt devant les tribunaux. Vous êtes un vieil habitué.
JEAN-BAPTISTE GIRAUD
Nous ne sommes plus à Versailles - ni en Sicile, ni à Aubervilliers (si l'on lit les tracts de l'endive) d'ailleurs... mais dans l'Union Soviétique des années noires...