Voici les résulttats de ce soir
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31093 suffrages exprimés
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voix
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%
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Francois de Mazières (DD) [1]
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12125
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39.00
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Bertrand Devys (UMP)
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7449
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23.96
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Catherine Nicolas (PS)
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5604
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18.02
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Henry de Lesquen (DD) [2]
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4309
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13.86
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Stéphane Fillette (DD) [3]
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695
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5.16
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[1] avec soutien du Modem
[2] tendance extrême droite
[3] dissident du Modem
DD = Divers Droite
A comparer avec ceux du premier tour en 2001
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27385 suffrages exprimés
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voix
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%
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Etienne Pinte (RPR)
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11906
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43.48
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Maryvonne Katz (PS)
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5883
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21.48
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Henry de Lesquen (DD)
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5636
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20.58
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Mchel Bayvet (FN)
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2382
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8.7
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Marie-Françoise Griffon (DD)
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1578
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5.76
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Sur ces scores on peut faire plusieurs commentaires :
D'abord le plus évident, le score très inattendu de François de Mazières, y compris pour ceux de son camp.
En voix (mais il y a plus de votants) il fait même plus qu'Etienne Pinte il y a 7 ans, alors qu'aujourd'hui il se présentait en candidat libre contre le "dauphin" adoubé par le maire
sortant et le parti majoritaire sur Versailles. (et sans la candidature de Fillette il aurait peut-être fait le pourcentage d'Etienne Pinte il y a 7 ans).
On est loin des sondages dont on a pu parler parfois ..
Pourquoi un tel résultat ? .. difficile de le dire avec précision, mais quand je regarde le petit sondage sur mon blog je vois d'abord 5 raisons objectives :
Trois principales, très proches les unes des autres :
- le développement économique, et là dessus malgré les efforts de la liste Devys pour recoller à la roue de François de Mazières, les Versaillais ont sans
doute retenu que c'était là son principal axe de campagne, et qu'il l'avait décliné le premier. Et les arguments des uns n'ont pas dû être aussi convaincants que les arguments des autres
- l'envie de renouvellement : il n'est pas sûr que l'étiquette "sortant" de Bertrand Devys lui ait été très favorable, et ce même si il avait beaucoup renouvelé sa liste, car il
est apparu comme le dauphin d'Etienne Pinte. En effet ce dernier l'a désigné comme candidat, l'a soutenu dans la campagne, parfois de façon contestable, et on a compris, à tort ou à raison, que
la liste de Devys portait son empreinte et que ce dernier n'aurait pas toute latitude dans son prochain mandat pour mener une politique différente
- la F1 : sur ce sujet très impopulaire à Versailles, et très "Pintien", Bertrand Devys a eu la sagesse de se mettre un peu en retrait, mais le coup était parti, et comme il n'a
pas dit non et qu'il a même continué à défendre le projet (un stand F1 lors de son opération totem), il est apparu comme prisonnier du choix de la F1. Au vu du score (mais il est toujours facile
de faire les commentaires après coup), il aurait dû sans doute dû dire "non à la F1", Versailles valant bien une messe, mais n'a pas pu ou pas voulu.
Ensuite j'en vois deux autres, de moindre niveau mais d'égale importance :
- Le multiplexe : l'idée de fermer les cinémas du centre ville a déplu au centre ville, et celle de faire des cinémas attirant des populations moins Versaillaises a déplu à ceux
des Chantiers. Et globalement ce projet de multiplexe aux chantiers n'a pas forcément enthousiasmé les autres quartiers.
- Les impôts : je ne suis pas sûr que ce point ai joué finalement un grand rôle, mais les Versaillais ont quand même eu en tête que ceux-ci avait augmenté, et donc le sortant
n'est pas sorti avec un satisfecit sur sa gestion. Ce fût plus une sourde rancoeur qu'un vrai reproche, mais cela a sans doute dû jouer.
Mais ces raisons étant posées, elles paraissent quand même bien insuffisantes pour expliquer le bouleversement de ce soir. Il faut donc chercher ailleurs.
On pourra commencer par dire que le soutien du parti majoritaire n'a sans doute pas apporté grand chose, et a peut-être joué à l'inverse. Ce fût peut-être plus un handicap qu'un
soutien.
Ensuite il faut examiner la qualité de la campagne, des programmes proposés et celle des candidats, et pour les candidats essentiellement le premier d'entre eux, car
c'est là-dessus qu'on se détermine d'abord.
Force est de constater que sur l'ensemble de ces trois sujets les Versaillais ont donné globalement et nettement l'avantage à François de Mazière.
Et c'est vrai que François de Mazière est un très bon candidat, c'est ce qui m'a frappé depuis le début, et c'est pourquoi personnellement je suis
resté de son côté.
Il sait animer,
il sait enthousiasmer,
il sait conduire,
il a une vision,
il garde la tête froide,
il a le sens du service public dans le sang,
il est impartial,
il écoute,
il fait preuve d'empathie,
il n'est pas sot,
il connait les collectivités locales,
il saura ouvrir les portes des ministères,
il a un profil parfait pour une ville de culture et d'histoire comme Versailles
.. depuis que je l'ai rencontré en janvier je pense sincèrement que cet homme là est une vraie chance pour Versailles ..
Apparemment nous sommes quelques uns à nous en être rendus compte aussi ..
Je sais bien sûr que je ne convaincrai pas ici ses adversaires dans ce suffrage, mais pour autant, au-delà de la déception et de la tristesse qu'ils peuvent ressentir, j'ose leur dire que de ce
mal pour eux ce soir peut naître un bien pour Versailles, et pour eux, demain..
Voilà, face à un candidat comme celui-là la tâche n'a pas été facile pour Bertrand Devys. C'est tout ce que je peux dire là-dessus.
C'est bien sûr des choses que les partisans de François de Mazières se disaient entre eux, mais la grande question était toujours de savoir comment cela pouvait être perçu par
l'ensemble des Versaillais. Ardu problème de communication.
Je sais bien évidemment que François de Mazières répondrait à toutes ces louanges tressées que ce n'est pas lui mais l'équipe qui est autour de lui qui est si remarquable. Pas faux sans
doute, mais cette équipe c'est lui qui l'a rassemblée, en toute liberté, alors, cette équipe c'est encore lui !!
Du côté de Bertrand Devys en revanche la déception doit être immense.
Pourquoi ? Comment ? ..
Un millier de questions..
Que faire ?
Se battre jusqu'au bout avec l'acharnement du désespoir ?
Laisser tomber après un tel désavoeu, puisqu'il était donné partout comme favori ?
Et demain, quelles perspectives ?
Difficiles questions, qu'il ne m'appartient pas de débattre, car c'est à Bertrand Devys et à son équipe de le faire entre eux et de prendre les décisions qui leur reviennent.
Du côté de Catherine Nicolas, la déception doit être aussi de mise, on est bien loin des 25% ou d'un deuxième rang dans l'élection. Une campagne qui n'a pas été très intense,
sans doute. Et puis le débat a été accaparé par les listes de droites. Et il est vrai que comme la gauche ne peut gagner la Mairie, cette perspective n'est pas très motivante pour l'électeur de
gauche.
Mais enfin cela était vrai aussi il y a 7 ans.
Alors peut-être que certains électeurs de gauche sont allés sur les listes fillette (un mitterandien) ou de Mazières (une alternative crédible et présentable à une candidature très UMP-droite de
Bertrand Devys).
Du côté d'Henry de Lesquen, je ne sais trop ce qui se dit, je n'y ai pas beaucoup d'atome crochu.
Je trouve pour ma part que, compte tenu de la personnalité de la tête de liste, plus de 10% c'est encore trop, car cela va lui permettre de pertuber le Conseil pendant encore un mandat.
Mais d'un autre côté, quand il doit additionner ses voix d'il y a 7 ans et celle du Front National, il doit trouver qu'il y a vraiment une grosse perte en ligne, dont il doit assumer seul la
responsabilité vis-à-vis de ses coéquipiers.
Peut-il changer la donne ? .. pas vraiment, les attaques violentes qui lui sont coutumières ne lui enlèveront que plus de voix ..
Peut-il changer lui même ? .. à tout pécheur miséricorde certes.. mais là je ne crois pas, hélas..
Du côté de Stéphane Fillette, honnêtement on doit être plutôt content, plus de 5% des voix avec pas de campagne, pas de réunion publique, quasiment pas de programme, une liste de
personnes quasi inconnues, et pour tout viatique une étiquette Modem quand même un peu volée, je trouve que c'est pas mal du tout !!
Mais en réalité, ceux qui peuvent se féliciter sont ceux du Modem, car si ils additionnent leurs listes, ils arrivent à 44% contre 24% à l'UMP, une vraie performance quand même, à moins que ce ne
soit une vraie contre performance de l'UMP, qui ferait bien de faire un peu son autocritique si elle veut continuer à exister, à tous les niveaux (local et national).
Du côté d'Etienne Pinte, la potion doit être amère. On ne peut mieux manquer sa sortie. Ce mandat ne s'est pas bien fini et il se termine très mal. D'ailleurs nul commentaire
tout à l'heure lors de l'annonce officielle des résultats.
Je n'en dirais pas plus ici, m'étant suffisamment exprimé là-dessus auparavant.
Du côté des Versaillais, cela doit être aussi la surprise.
Surpris de leur audace collective,
Heureux que leur révolte contre les schémas pré-établis concoctés dans les états-majors ait été à ce point partagée.
Un vent nouveau soufle sur Versailles.
Ce qui paraissait impossible devient accessible, réalisable.
Un espoir est en train de naître, il va faire boule de neige.
Et plus tard, il appartiendra à ceux qui en auront été les récipiendaires de ne pas le décevoir, lourde tâche.
Du côté du fonctionnement de nos institutions, cet exemple de renversement de situation est plutôt satisfaisant. Cela montre la vitalité de nos institutions locales, où la
démocratie peut librement s'exprimer et se développer, où l'argent n'est pas le ressort du succès, où l'alternance est à tout moment possible, où les sinécures ne sont pas de mise, où les accords
politiciens sont seconds.
Tout cela objectivement est très bien.
Peut-être pas un bouleversement comme çà tous les 6 ans, mais de temps en temps c'est salutaire.
Alors bien sûr, rien n'est joué.. il reste une semaine de campagne.. et peut-être certains ont gardé par devers eux tout une réserve de Scuds et autres lance-missile pour faire exploser les
lignes adverses..
Mais ceux qui lancent ce type d'attaque sont en général eux-mêmes victimes de très importants dégâts collatéraux, alors ..
Alors, redoubler d'effort, modifier la stratégie, être partout à la fois .. oui .. j'ai d'ailleurs déjà pratiqué çà une fois, mais difficile de remonter le courant, et ce d'autant qu'ici le
courant est fort.
Mais à chacun de faire ses choix.
En tout cas, je vais paraître ici à la fin un peu naïf, mais la découverte de ces résultats fût pour moi un vrai moment d'étonnement et de bonheur. Je m'attendais en fait à voir Bertrand Devys
devancer de Mazières de 5 à 10% .. et ce serait sans doute reparti pour un tour pendant 6 ans de plus.
Et là non, çà va changer, il va vraiment se passer quelque chose sur Versailles. Nous avons là une équipe vraiment apolitique, locale, indépendante, neuve, avec des idées à revendre.. et même si
je pense que cela ne sera pas tous les jours facile pour eux, car tout ne se passera pas forcément comme ils auront prévu, je crois que ces 6 années là vont être
intéressantes.
Le dirais-je, je crois que ce soir je suis plutôt fier des Versaillais, fier d'être Versaillais moi-même, heureux d'être ici, heureux d'avoir décidé d'y jetter l'ancre pour quelque temps.
Et bon, c'est vrai qu'il reste encore une semaine, alors je le dirai vraiment dimanche soir prochain.
En attendant, la campagne continue !
A bientôt donc..
.../...
Comme beaucoup, Mr XX [NDLR : partisan devysien un peu jusqu'auboutiste, dont nous tairons le nom] n’a pas compris que le citoyen lambda n’a rien à voir avec les partisans politiques et qu’il choisit un homme pour son programme, son équipe qu’il côtoye au quotidien. Mr Devys a sûrement une grande expérience de la gestion municipale ainsi que beaucoup d’autres qualités (il vient d’en faire la preuve) mais Mr de Mazières est bien plus connu. Qui ne l’a pas croisé dans les rues sur son vélo, entendu présenter les spectacles du Mois Molière, avec enthousiasme et modestie (qu’on lui soupçonne d’être fausse à la veille d’une victoire assurée alors que c’est dans son tempérement) ? Quant à ses colistiers, je retrouve parmi eux des mamans engagées depuis longtemps dans diverses associations et très appréciées localement. Elles sont pour beaucoup dans le score de la semaine dernière et se révèlent terriblement bien plus efficaces que sénateurs, ministres et autres politiques dont les discours sont à mille années lumières des préoccupations locales.
Bon, vous aurez compris que je n’ai pas les politiques à cœur et encore moins les polémiques stériles. Je salue cependant le Modem Versaillais, qui, dès le départ a choisi un homme, un projet et non pas une stratégie politique qui l’aurait amené aujourd’hui, comme on le constate au niveau national, à se rallier, par pure opportunisme, au meilleur cheval.